Eglise


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UN PEU D’HISTOIRE

Les vestiges romans (grandes fenêtres en plein-cintre visibles de l’extérieur; une colonne sur le côté droit du chœur) permette de penser que la première église fut édifié au XIII° voire XII° siècle.


  • Bataille de Castillon
    1453
    Bataille de Castillon : la Guerre de Cent Ans se termine.

  • Les Anglais quittent l’Aquitaine.
    1459
    Les Anglais quittent l’Aquitaine.
    L’Eglise dédiée à saint Vivien, évêque de Saintes, est déclarée détruite, vraisemblablement incendiée.
  • Christophe Colomb
    1492
    Christophe Colomb découvre l’Amérique, la Renaissance apparait en France.
    C’est vraisemblablement à cette époque que l’église a été reconstruite. Les accolades qui surmontent le portail principal et la niche située dans le chevet ainsi que la charpente rappelant la carcasse d’un navire en attestent.
  • Louis XIV.
    1669
    Louis XIV règne en maître absolu. Versailles est en construction. Vauban conçoit la citadelle de Blaye qui verra le jour en 1685.
    Une chapelle est bâtie en l’honneur de saint Clair comme en témoigne la date gravée sur une pierre d’angle au sud de l’édifice. Une toile datant du XIX° représente l’évêque de Nantes guérissant un aveugle.
    C’est la même année que la charpente fut dissimulée par un lambris.
  • Louis XV
    1744
    Louis XV. Bordeaux est en pleine expansion (commerce triangulaire avec l’Afrique et l’Amérique : esclaves noirs – sucre – coton – épices – etc…)
  • Niepce et Daguerre
    1838
    Niepce et Daguerre (physicien) : les débuts de la photographie. Le romantisme est à son apogée.
    Le campanile est découpé pour ériger le clocher actuel surmonté d’une flèche octogonale.
    (Ces transformations sont très visibles de l’extérieur.)

  • Louis-Napoléon
    1851
    La cloche est refondue. La marraine en est Mme de Lamalétie, alors propriétaire du château Plaisance.

Sanctus Vivianus de Syvraco apparaît pour la première fois dans les textes en 1398, in archipresbyteratu Bugensi. Saint Vivien, patron de la paroisse fut évêque de Saintes vers l’an 450.

En 1459, l’église est déclarée détruite par la guerre de Cent Ans.

Aujourd’hui, de cette première église, il reste encore une partie du chevret romain semi-circulaire, à 5 fenêtres, dont 4 d’origine.

On voit encore au sol la trace des deux colonnes qui encadrait l’abside et supportaient peut-être un arc en plein cintre.

Le mur du chevet est peint de couleur rouge-sang sombre ; il est par endroits recouvert de végétation morte ce qui laisse entendre que l’édifice fut laissé un temps à l’abandon.

L’accolade de l’actuel portail de l’église a été découverte récemment ; elle date, comme la charpente, de la fin du XVe ou du début XVIe siècle, époque où l’édifice fut reconstruit.

Le 7 mai 1987, à été découvert une tombe monolithique à cavité anthropomorphe sur le côté sur de l’église.
La pierre, orienté est-ouest (nous l’avons située sur le plan), sert d’appui, du côté de la tête à un contrefort de l’église et du côté des pieds au mur de la chapelle Saint-Clair.

Le sarcophage porte des traces rouges et sa forme nous laisse penser qu’il date du temps de l’ancienne église.

 

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Le clocher - Vue du parc
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  • EN 1618
    Il y avait trois autels, le maître-autel, la chapelle et l’autel Notre-Dame et un troisième dédié à Saint-Clair, « pour lequel il y a une grande dévotion ».

    Saint-Clair semble être le premier évêque de Nantes et sa dévotion en Blayais pourrait être mise à l’actif des migrations gabayes des XVe et XVIe siècles.


  • EN 1669
    Une chapelle est bâtie en son honneur; une pierre d’angle en porte encore témoignage, à l’ouest.
    Cette même année, la nef est lambrissée et le cimetière qui était au midi de l’église est de murailles.

  • EN 1691
    Les fonts baptismaux sont en bon état et fermés d’un demi parpaing de pierre ; le tabernacle est neuf ; le maître autel est en bon état et orné de trois tableaux ; il y a trois bancs dans l’église dont celui du sieur de Cosson ; dans le clocher, deux cloches « médiocres ».
La visite de l’archevêque ou de ses subordonnés en 1744 nous apprend que le clocher est un campanile couvert sur la porte de l’église et que l’escalier de la tribune permet l’accès aux cloches.
L’église est crépie au dehors, blanchie à la chaux au dedans ; elle est carrelée et le sanctuaire est séparé par un balustre.

Le XIXe siècle apporta ses modifications.


  • EN 1822
    Le lambris de la nef est refait

  • EN 1824
    Sur ordonnance royale, le maître-autel est refait d’après le modèle de celui de Cavignac

  • EN 1830
    Il y a un porche devant l’entrée (6m sur 7m et 4m de haut)

  • EN 1838
    On construit le clocher actuel de 11m de haut, surmonté d’une flèche octogonale de 7m

  • EN 1851
    La cloche est refondue le 16 avril 1851

  • EN 1880
    La sacristie est reconstruite en 1880, date de la décoration néoclassique de l’église.
Depuis, il y eut des réparations, mais pas de modifications importantes.

Aujourd’hui, la volonté municipale cherche à sauvegarder le mobilier et les objets du culte qui ne sont plus utilisés par la liturgie contemporaine.

 

LA CHARPENTE

 

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La charpente est encombrée de bois ajoutés au fil des siècles, tant pour sa consolidation que pour fixer le lambris.
Elle date de la Renaissance et nous avons presque l’intégralité de sa structure d’origine : 7 fermes, plus une demi-ferme supportant la couverture du sanctuaire, avec les pannes, les chevrons et le voligeage.
Ce sont des fermes de structure romane, composées d’un entrait, d’un poinçon, de deux arbalétriers et de deux jambettes s’appuyant sur l’entrait et formant, avec l’arbalétrier, un demi-cercle.
Seule la troisième ferme en partant de l’entrée possède deux liants qui supportent les faîtières sur le poinçon et triangule l’ensemble de la charpente.

Les arbalétriers servent de chevrons : ils ont l’épaisseur d’un chevron et d’une panne ; ces dernières sont assemblées par tenons et mortaises dans les arbalétriers.
Ce type de charpente qui rappelle les carcasses de navire, a beaucoup évolué depuis le XVIe siècle.
Sa décoration reprend ici plusieurs thèmes : les demi-cercles créés par les arbalétriers et les jambettes arrondies, les extrémités engoulantes des entraits, les parties courantes amincies et octogonales et la conservation des dimensions des bois (avant la taille) dans les parties où se font les assemblages.

Trois types de mouluration sont utilisés sur les fermes , les deux premières depuis l’entrée de l’église ont la même décoration, la troisième est unique et finement décorée et les quatre dernières sont plus simples.
Les deux premières sont ornées de motifs de feuillage sur les parties engoulantes de l’entrait et du poinçon, elle possèdent toutes les deux la gravure du sceau de Salomon orné de signes secrets.

Sur le côté Est de la première, face au sanctuaire, une fleur de lys est délicatement sculptée en haut de poinçon.
La troisième ferme a des têtes d’entrait carrées, un chanfrein buttant contre un bague et un autre chanfrein taille le bois octogonalement.
Les quatre autres, plus simples, passent du carré à l’octogonale par chanfrein arrondi ; la tête du poinçon est en forme de tulipe, ce qui lui donne une grande élégance.
L’entrait de la dernière ferme porte des peintures de volutes rouges et noires,… décoration qui surplombe le maître-autel et date d’avant le milieu du XVIIe siècle, époque où l’église fu lambrissée pour la première fois.

 

Remarque :

Ainsi, l’église de Civrac nous ouvre-t-elle des horizons nouveaux, tant sur la technique de charpenterie à la Renaissance, la datation d’une « école » qui se trouve localement assez bien représentée, qui sur la réflexion que posait son édification à une époque trouble, belle et mal connue.
On a le sentiment profond que les charpentiers ont largement imprégné leur ouvrage de la Connaissance mystique dont ils étaient porteurs. Sept fermes tout d’abord : chiffre parfait, représentant les septs péchés capitaux, les septs jours de la semaine, les septs périodes nécessaires à Dieu pour créer le Monde. Sept ans, c’est l’âge des maîtres dans le compagnonnage.

 

A VOIR …

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