PLAN CANICULE 2019


Chaque été notre pays est frappé par de plus ou moins importantes vagues de chaleur qui touchent durement les plus fragiles d’entre nous.

Aujourd’hui, la municipalité reste attentive à toute situation climatique exceptionnelle signalée par la Préfecture et à ses éventuelles conséquences sur les personnes les plus exposées.

 

Ainsi le Centre Communal d’Action Sociale de la Commune a ouvert un registre nominatif afin que les personnes vulnérables, principalement celles âgées  plus de 60 ans ou handicapées de moins de 60 ans, puissent s’y inscrire. Il permet une intervention ciblée des services sanitaires et sociaux en cas de déclenchement du « Plan d’alerte et d’urgence » par le Préfet et répond à un devoir de solidarité envers les plus fragiles. Un décret prévoit même que “des tiers et notamment des associations puissent inscrire des personnes vulnérables qui ne manifesteraient pas leur opposition ».

Il existe 4 niveaux au Plan d’alerte et urgence :

Le niveau 1, dit de « veille saisonnière »,

est activé du 1er juin au 31 août. L’Institut de veille sanitaire (InVS) et Météo France mettent en place la procédure de veille climatique et sanitaire. Tous les services concernés, au niveau national, départemental et communal vérifient que les dispositifs d’alerte sont opérationnels. Des messages de recommandations sanitaires sont diffusés, notamment avec la mise en place d’un centre national d’appel téléphonique d’informations et de recommandations : le 08 21 22 23 00 (0,15 euros/minute).

Le niveau 2, dit de « pré alerte »

Il débute à l’annonce de l’arrivée prochaine (dans les trois jours selon les prévisions météo) d’une canicule. Le ministre de la santé active le « PC Santé », cellule nationale de crise placée au sein du ministère, lequel centralise les informations, diffuse des messages de recommandations et informe les Préfets. Ceux-ci mobilisent les administrations, les collectivités territoriales, les établissements de santé et médicosociaux, pour s’assurer de leur état de préparation.

Le niveau 3, dit “d’alerte”,

est déclenché à l’arrivée effective de la canicule et correspond à la phase de gestion active de la crise. Le Comité interministériel de gestion des crises (COGIC), sous la responsabilité du Ministre de l’Intérieur, centralise les informations et diffuse les instructions dans les zones de défense et les départements concernés. Les Préfets actionnent le Plan départemental de gestion de canicule (PDGC) : ils mobilisent les maisons de retraite (plan bleu), les hôpitaux (plan blanc), avec des moyens supplémentaires en lits, en transports et en effectifs, y compris en rappelant du personnel). Les Préfets s’assurent auprès des médecins de ville que les soins pourront être prodigués en dehors de l’ouverture des cabinets. Ils mobilisent les associations de bénévoles.

Le niveau 4, dit de “mobilisation maximale”,

est déclaré par le Premier ministre en cas de multiplication des dangers et de menace pour l’ordre public. Celui-ci décide, le cas échéant, de réquisitionner tous les moyens adaptés à la gestion de la catastrophe : les transports (avions, trains, autocars), les médias et l’armée. Les préfets mettent en œuvre les éléments du dispositif Orsec (organisation des secours).